The Chamber

Budget et budget principal des dépenses

Discours du budget

Discours du budget 2020 - 2021
Territoires du Nord-Ouest

l'honourable Caroline Wawzonek
Ministère des finances
Deuxième session de la Dix-neuvième Assemblée législative

Introduction

Monsieur le Président, les Territoires du Nord-Ouest sont riches en possibilités, grâce à leurs vastes étendues, à l’abondance de ressources et à une population forte de sa diversité.

La 19e Assemblée législative souhaite que les Territoires du Nord-Ouest tirent le maximum de toutes ces possibilités et ressources, y compris la force de la population, pour réaliser les 22 priorités établies de concert par ses 19 députés. Ces priorités touchent l’ensemble des collectivités et traduisent notre vision commune de la croissance économique, de l’intendance environnementale et d’une population mieux instruite et en santé.

Réaliser ces priorités sera un travail de longue haleine, qui se poursuivra bien au-delà du mandat de la 19e législature. Le gouvernement doit voir plus loin que l’horizon des quatre prochaines années et agir dans l’intérêt de la prochaine génération. Nous avons le devoir de mettre les Territoires du Nord-Ouest sur la bonne voie, en nous guidant sur nos priorités et en élaborant un budget et un plan financier qui les porteront le plus loin possible.

On dit qu’il est plus facile de détruire que de bâtir. Pensez à une sculpture de glace. La création prend du temps et de la patience, et son succès repose sur la prévenance et la planification. Notre gouvernement veut jeter les bases d’un avenir radieux.

Le budget 2020 est un premier pas vers l’atteinte de nos priorités, qui passera par l’établissement de relations au sein du gouvernement et des collectivités et entre les gouvernements.

Le budget propose d’investir près de 1,9 milliard de dollars dans les programmes et services au cours de l’année à venir, et il établit d’autres mesures budgétaires qui contribueront à l’atteinte de nos 22 priorités. Il constitue le socle sur lequel nous allons créer et bâtir l’avenir.

Dans les prochaines minutes, je présenterai la situation et les perspectives économiques des Territoires du Nord-Ouest, et je décrirai les principales forces motrices de notre économie et certains des défis que nous devons affronter. Ensuite, je discuterai de notre situation budgétaire et de notre stratégie, qui mise sur les leviers que peut utiliser le gouvernement pour influer sur la prospérité économique. Je décrirai ensuite les recettes et les dépenses prévues pour l’exercice à venir. Enfin, je parlerai des prochaines étapes en ce qui a trait à la planification et à la santé financière des Territoires du Nord-Ouest.

J’ai deux commentaires à faire sur la préparation du budget.

D’une part, le budget est le fruit d’un effort collectif, qui remonte au travail de planification réalisé durant la dernière législature par les ministères pour l’année à venir. Nous nous appuyons toujours sur le travail des législatures précédentes, dans l’esprit d’un gouvernement de consensus. Depuis la formation du Conseil exécutif, il y a quatre mois à peine, nous nous sommes efforcés d’instaurer une approche plus inclusive de la gestion financière qui permet à tous les députés de contribuer davantage aux décisions. J’entends continuer à intégrer à nos processus des occasions de dialogue avec le public et de consultation avec l’Assemblée. La prise de décisions fondée sur les faits requiert l’accès à différents renseignements et points de vue, et les décisions doivent, si possible, être validées par les personnes touchées.

Je veux remercier tous les députés de cette Assemblée pour leurs idées constructives et leur participation à l’élaboration de notre plan financier pour l’exercice à venir et au-delà.

D’autre part, lors de la préparation du budget, nous avons dû porter un regard réaliste sur les défis budgétaires qui sont les nôtres. Notre situation budgétaire actuelle n’est pas celle que nous avions espérée dans le dernier budget, mais elle demeure gérable. Nous ne sommes pas en situation de crise. Il est permis de faire preuve d’un optimisme prudent. La réalisation des priorités de l’Assemblée nécessitera une approche disciplinée et un plan pour retirer le maximum de chaque dollar que nous dépensons, tout en préservant notre capacité à financer de façon responsable les infrastructures nécessaires dans nos collectivités et à la grandeur du territoire. Bien qu’il s’agisse du budget de fonctionnement pour l’exercice à venir, les recettes projetées serviront aussi à financer en partie le budget des immobilisations 2020-2021 approuvé l’automne dernier. Qui plus est, nous devons garder à l’esprit que le budget d’aujourd’hui ne représente que l’esquisse de la trajectoire de notre plan financier sur les quatre prochaines années. À noter aussi que notre budget continue de s’inscrire sous le signe de la gestion responsable des finances.

Tout comme notre budget vise à fournir un point de départ stable pour l’avenir de la 19e Assemblée législative dans un contexte de changement, notre approche de la gestion financière change progressivement pour mieux répondre aux objectifs du gouvernement.

Cette évolution passe aussi par l’élaboration de plans d’activités sur quatre ans au lieu de plans différents chaque année. Nous évaluerons régulièrement les progrès accomplis et le rendement en fonction du plan afin de déterminer si les fonds dépensés apportent les résultats et la valeur escomptés.

Nous consacrerons également des ressources à l’amélioration de l’évaluation et du suivi des principaux indicateurs de rendement des divers secteurs et programmes. Beaucoup des programmes et services fournis par le gouvernement ne se mesurent pas simplement en chiffres. Ils procurent des retombées sociales qui doivent être évaluées de manière plus nuancée. Notre but est de nous assurer que les résidents des Territoires du Nord-Ouest en ont pour leur argent et profitent du fruit de notre investissement collectif dans la société, la culture, l’éducation, la santé et l’économie.

Perspectives économiques

Le socle financier de toutes nos priorités est une économie dynamique et diversifiée. Le Cadre stratégique de la politique macroéconomique constitue un ensemble de mesures servant à évaluer les résultats économiques du territoire au fil du temps. Il montre que l’économie n’a pas retrouvé le sommet atteint en 2007, avant la récession. Nous savons que la conjoncture a changé depuis. L’incertitude politique et économique dans le monde peut avoir d’importantes conséquences pour notre petite économie de ressources.

On estime que l’économie des Territoires du Nord-Ouest se sera contractée de 4,3 % en 2019, en raison de la baisse de la production diamantaire et des investissements privés. L’augmentation des dépenses d’investissement du gouvernement a contribué à amortir l’effet du ralentissement de l’activité du secteur privé et a empêché un déclin plus prononcé de l’économie. L’augmentation de 3,4 % de l’investissement privé et public total entre 2019 et 2020 est principalement attribuable aux investissements en infrastructure du gouvernement. Cette année, on prévoit un regain de croissance économique, avec une augmentation du PIB réel de 3,8 %. Cette croissance ne compensera toutefois que partiellement le recul du PIB réel enregistré par rapport à 2019, ce qui fait que l’économie demeurera plus petite qu’il y a deux ans. Autrement dit, l’économie des Territoires du Nord-Ouest est stable, mais ne se développe pas.

Les perspectives à long terme ne pointent pas vers la stabilité économique. L’industrie diamantaire a été le moteur de notre économie dans les vingt dernières années, mais elle est parvenue à maturité. Toutes les mines de diamant des Territoires du Nord-Ouest pourraient fermer d’ici 2030, la première d’ici cinq ans. D’éventuels agrandissements pourraient permettre à une ou plusieurs mines de rester en exploitation, mais cela demeure incertain, puisque rien ne garantit que de nouveaux gisements économiquement viables seront trouvés. La fermeture des mines de diamant laissera un grand trou dans l’économie, et il n’y a aucun grand projet envisagé à l’horizon pour le combler.

Le rôle que peut jouer le gouvernement pour stimuler la croissance économique ne doit pas être sous-estimé. Des investissements stratégiques en infrastructure sont essentiels pour soutenir la croissance économique future et aider la population à y contribuer. L’économie canadienne se restructure pour être davantage axée sur le secteur numérique et les services, et nous voulons que les Territoires du Nord-Ouest participent à processus. Le GTNO a déjà investi dans l’infrastructure de base pour une économie plus numérique, soit le lien par fibre optique dans la vallée du Mackenzie, qui donne aux Ténois un meilleur accès à l’économie numérique mondiale et à d’innombrables nouveaux débouchés. Les dépenses du gouvernement dans les programmes, les biens et les services favoriseront la stabilité de l’économie en soutenant les entreprises ténoises, la croissance des salaires locaux et la consommation des ménages. Les investissements dans les infrastructures publiques, comme les routes, les ponts, les couloirs de transport de l’énergie, les réseaux de communication, les écoles, les hôpitaux et les installations communautaires, contribueront à rehausser le niveau de vie des Ténois et à attirer des capitaux privés en rendant les projets plus rentables. Ce sont les investissements dans l’infrastructure matérielle et sociale d’aujourd’hui qui soutiendront la croissance de demain. Nous serons guidés par le principe selon lequel les fonds publics dépensés doivent générer un maximum de retombées pour les résidents, les économies locales et les entreprises ténoises.

Situation et perspectives budgétaires

Monsieur le Président, notre situation budgétaire n’est pas catastrophique. Toutefois, des baisses de recettes inattendues font en sorte que nos précédents objectifs stratégiques, à savoir renforcer notre capacité financière et éliminer le déficit de trésorerie, n’ont pas été atteints.

Nous nous attendons à ce que le budget de fonctionnement pour 2019-2020 affiche un déficit de 70 millions de dollars, ce qui représente un écart important par rapport à l’excédent de 60 millions de dollars prévu l’an dernier. Cela dit, plus du tiers des pertes de recettes découlent d’une réaffectation des transferts fédéraux pour des projets d’infrastructure de l’exercice 2019-2020 à l’exercice 2020-2021.

En 2020-2021, le budget de fonctionnement devrait présenter un excédent de 203 millions de dollars. Au cours des quatre prochaines années, nous prévoyons que la croissance annuelle des recettes dépassera celle des dépenses de fonctionnement, ce qui permet de prévoir un excédent de fonctionnement pour la durée entière du mandat de l’Assemblée. Cependant, après l’année en cours, les excédents de fonctionnement commenceront à diminuer, s’établissant à 147 millions de dollars en 2021-2022, à 116 millions de dollars en 2022-2023 et à 3 millions de dollars en 2023-2024.

Les excédents de fonctionnement ne sont qu’un aspect du portrait financier d’ensemble. Le budget de fonctionnement sert principalement à financer les programmes et services courants du gouvernement. C’est dans le budget des immobilisations qu’on trouve le financement d’investissements de grande envergure dans des projets d’infrastructures. Si le budget de fonctionnement ne comprend aucun excédent, il n’y a alors aucun fonds pour les investissements en infrastructure du budget des immobilisations. Moins l’excédent est important, plus il faut emprunter pour continuer d’investir dans des projets d’immobilisations.

Il n’y a pas si longtemps, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a réalisé d’importants investissements pour construire des routes, des ponts, et des aéroports et ainsi améliorer les réseaux de transports reliant les collectivités. Des investissements publics de grande envergure ont permis de moderniser les infrastructures énergétiques et de communication et de construire des écoles et des établissements de santé. Malgré ces réalisations, les Territoires du Nord-Ouest continuent d’accuser un retard par rapport au reste du Canada en matière d’infrastructures. Beaucoup de collectivités n’ont pas accès à des routes ni à une bonne connexion Internet, et doivent recourir au diesel pour le chauffage et l’électricité. Plusieurs de nos collectivités ne disposent que d’écoles trop petites ou vétustes qui ne peuvent accueillir qu’un ou deux enseignants de la maternelle à la douzième année. Les besoins impérieux des Territoires du Nord-Ouest en matière de logement sont parmi les plus élevés au Canada, et les excédents des budgets de fonctionnement ne suffisent pas à eux seuls à financer les investissements massifs requis pour combler cet écart. Les emprunts ont été et demeureront nécessaires pour financer les investissements stratégiques en infrastructure.

Pour demeurer financièrement responsable, il faut aussi gérer notre endettement. Notre dette approche de la limite de 1,3 milliard de dollars imposée par le gouvernement fédéral, et, selon les prévisions actuelles, elle la dépassera d’ici 2021-2022. Le ministère des Finances emploie diverses méthodes pour mesurer notre niveau d’endettement et veiller à ce que nous continuions à emprunter de manière responsable. Nous avons la capacité financière pour gérer un niveau d’endettement plus élevé, et des discussions sont en cours avec le ministère des Finances du Canada pour augmenter notre limite d’emprunt et ainsi disposer de plus de flexibilité dans notre planification à long terme.

Stratégie budgétaire

Nous élaborons nos stratégies budgétaires avec le regard tourné vers l’avenir.

Notre but est d’accroître nos ressources financières pour favoriser l’atteinte des 22 priorités de cette Assemblée.

En premier lieu, selon les estimations actuelles, la stratégie budgétaire prévoit l’affectation initiale de 25 millions de dollars pour la réalisation des priorités de notre mandat au cours de la 19e Assemblée législative, en commençant par 10 millions de dollars en 2020-2021. Au cours des prochaines semaines, nous travaillerons avec les députés pour déterminer comment ces fonds seront répartis.

En deuxième lieu, nous continuerons à miser sur notre relation avec le gouvernement fédéral pour profiter d’occasions de financement pour faire avancer nos priorités, comme investir dans le logement. Nous chercherons également à assouplir le ratio habituel de 75/25 pour le partage des coûts.

En troisième lieu, nous chercherons des occasions de collaborer avec d’autres gouvernements pour faire avancer nos priorités communes. Notre gouvernement ne veut pas se disputer les ressources avec d’autres organisations des ressources des Territoires du Nord-Ouest. Nous travaillerons avec les gouvernements autochtones de l’ensemble du territoire pour réaliser des projets qui profitent à tous.

Enfin, nous cherchons des initiatives créatives à coût faible ou nul pour améliorer la planification financière, y compris notre plan d’activités sur quatre ans, et ce, afin de nous rapprocher de nos objectifs à long terme, notamment en évaluant de plus près nos programmes en vue de créer plus de valeur pour chaque dollar dépensé. Le GTNO entreprendra des évaluations stratégiques pour s’assurer que ses programmes et services répondent aux attentes, que les dépenses connexes prévues au budget sont alignées sur notre mandat, et que toutes les sources potentielles de recettes ont été explorées.

Qui plus est, nous cherchons à augmenter notre limite d’emprunt pour avoir plus de flexibilité tout en maintenant un niveau d’endettement que nous pouvons nous permettre. Nous avons déjà entamé des démarches auprès du gouvernement fédéral et lui avons rappelé que les TNO sont un territoire financièrement responsable, qui regorge de potentiel, mais qui traîne aussi un manque à gagner persistant. Pour que le gouvernement accède à notre demande, il faudra démontrer que nous dépensons de manière responsable et stratégique. Nos investissements devront demeurer modestes et tenir compte de la croissance des recettes prévue sur les quatre prochaines années.

D’un point de vue budgétaire, nous croyons qu’une utilisation plus efficace, et parfois plus flexible, de nos programmes et services augmentera la valeur que nous tirons des fonds publics dépensés. Nous prévoyons améliorer les résultats tout en réduisant les coûts, et ce, afin de libérer des ressources financières pour combler les lacunes en infrastructure dans les collectivités sans recourir excessivement aux emprunts.

Mesures fiscales

Le coût de la vie est élevé sur le territoire, particulièrement dans les petites collectivités où le revenu moyen est moindre. Le budget 2020 ne comporte ni nouvelles taxes ni nouveaux impôts. Nous reverrons notre régime d’imposition de concert avec le comité permanent et élaborerons un plan pour ouvrir un dialogue avec la population des Territoires du Nord-Ouest sur les recettes du gouvernement. Ensemble, nous continuerons d’explorer des façons d’augmenter nos sources de revenus autonomes sans alourdir inutilement le fardeau imposé à nos résidents et à nos entreprises.

Les Territoires du Nord-Ouest sont sur la ligne de front des changements climatiques, vu les effets plus prononcés ici qu’ailleurs de la hausse de la température mondiale, notamment sur le pergélisol, les routes de glace saisonnières et les feux de forêt. La tarification du carbone a été instaurée sous l’impulsion du gouvernement fédéral et mise en place dans le cadre d’une approche adaptée au Grand Nord qui vise à encourager la réduction des gaz à effet de serre.

À partir du 1er juillet, la taxe sur le carbone (dont les taux sont dictés par le gouvernement fédéral) passera à 30 $ par tonne d’émission de gaz à effet de serre, comme le veut notre engagement dans le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques. Cela équivaut à une augmentation de taxe de 2,3 cents le litre sur l’essence et de 2,7 cents le litre sur le diesel. Le 1er juillet, de pair avec l’augmentation de la taxe sur le carbone, la compensation du coût de la vie passera à 156 $ par année par personne et à 180 $ par année par enfant. Les versements seront faits sur une base trimestrielle, sauf pour les personnes célibataires, qui recevront un versement forfaitaire en juillet étant donné que leurs versements trimestriels seraient de moins de 50 $.

En tout et partout, le budget 2020 prévoit près de 11 millions de dollars de dépenses pour les résidents et les entreprises, y compris pour la compensation du coût de la vie, les remises pour le chauffage, les remises et subventions pour les grands émetteurs et des rabais pour les producteurs d’électricité visant à atténuer l’augmentation du coût de la vie liée à la taxe sur le carbone.

Dépenses

Monsieur le Président, notre budget propose des dépenses totales de 1,896 milliard de dollars.

Nous nous sommes d’abord basés sur le budget de l’an dernier pour élaborer le budget proposé. Les ministères ont travaillé dur pour dégager les 15 millions de dollars qui seront réaffectés. Nous nous sommes également concertés avec le gouvernement fédéral pour obtenir un financement supplémentaire de 29 millions de dollars pour divers projets. Ces efforts ont fait en sorte que nous pouvons dépenser 94 millions de dollars de plus.

De cette somme, 39 millions de dollars seront investis dans la fonction publique pour conclure les dernières négociations collectives. Nous proposons d’utiliser le reste pour ajuster les budgets des ministères afin qu’ils correspondent mieux à leurs besoins en matière de dépenses, pour honorer nos ententes de partenariat avec le Canada et pour affecter 6 millions dollars de plus aux initiatives de la législature précédente.

Selon les prévisions financières actuelles, nous mettrons de côté au moins 25 millions de dollars au cours de notre mandat pour faire avancer les priorités de l’Assemblée. Le montant proposé pour 2020-2021 sera obtenu sous forme de crédits supplémentaires une fois le budget principal des dépenses approuvé par l’Assemblée. Nous adopterons une approche plus collaborative et stratégique pour l’exécution de notre mandat en ce qui a trait à nos priorités.

Notre souci de fournir des soins de santé et des services sociaux comparables à ceux que reçoivent les autres Canadiens sera toujours au coeur de notre planification budgétaire. Le ministère de la Santé et des Services sociaux a un budget proposé de plus d’un demi-milliard de dollars, dont 18 millions de dollars pour des améliorations et des ajustements mis en place cette année. Le budget 2020 comprend 10 millions de dollars pour soutenir le bien-être dans le cadre de l’Approche axée sur le mieux-être dans le Nord avec le gouvernement fédéral, qui a été modifiée récemment. Cela signifie que plus de programmes de santé et de bien-être seront mis en oeuvre dans nos collectivités en collaboration avec Services aux Autochtones Canada.

L’hôpital territorial Stanton, qui a ouvert ses portes l’an dernier, est un établissement qui nous servira pendant de nombreuses années et qui sera administré par l’intermédiaire d’une entente avec Boreal Health Partnership. L’hôpital ouvre de plus en plus de services, et le budget 2020 propose l’ajout de 2,6 millions de dollars au financement continu d’un vaste éventail d’activités. Ce financement soutiendra l’emploi de 51 professionnels venant en aide aux patients, dont 15 postes de travailleurs en santé comportementale, 9 postes dans l’unité de médecine, 5 postes de préposés aux appareils médicaux, 4 postes dans chacun des services de triage d’urgence et chacune des unités médicales de jour, et 3 postes pour les services de réadaptation. Par les partenariats et la collaboration avec le gouvernement fédéral, nous mettons à profit notre capacité à offrir des soins de santé, et ce budget prévoit des dépenses de 2,1 millions dans plusieurs domaines liés à la santé, dont la santé mentale, les dépendances, les soins à domicile et communautaires, la sensibilisation au cannabis, les traitements d’urgence, les changements climatiques et les capacités d’adaptation sur le plan de la santé, l’amélioration du bien-être et les plans de suivi pour les survivants et les personnes atteintes d’un cancer, notre participation à l’Alliance pancanadienne pharmaceutique et la surveillance accrue de la grippe saisonnière.

Toutes nos collectivités souffrent de déficits en infrastructures. On compte parmi les infrastructures toutes les structures physiques nécessaires à la prestation des programmes et services. Nos hôpitaux et nos établissements de soins aident les patients à retrouver la santé. Nos écoles sont un lieu d’instruction pour nos élèves. Nos routes permettent aux résidents et aux entreprises de déplacer les biens et la main-d’oeuvre où se trouve la demande, faisant ainsi croître notre économie, et aux ambulances et aux premiers répondants d’intervenir rapidement en cas d’urgence. Notre réseau de transport, composé d’aéroports et de pistes d’atterrissage — certaines en béton, d’autres en glace à la surface des lacs et rivières —, relie l’ensemble du territoire. Nos laboratoires, entrepôts, parcs, tours et stations de surveillance des incendies et tous les autres bâtiments et actifs du gouvernement sont ultimement mis au service de la santé, de la sécurité et du bien-être de notre population.

Notre territoire est riche, vaste et diversifié, ce qui fait qu’il est parfois difficile de desservir nos nombreuses petites collectivités. Nos infrastructures sont en moyenne les plus vieilles au pays et le rattrapage reste à faire. Investir dans nos infrastructures pourrait réduire le coût de la vie et stimuler l’économie tout en générant des retombées pour plusieurs secteurs et ministères, faisant des Territoires du Nord-Ouest un meilleur endroit où vivre et travailler.

Le ministère de l’Infrastructure a un budget proposé de 275 millions de dollars, dont 10 millions dollars en nouvelles dépenses cette année. Dans le cadre d’une stratégie globale en matière de soins, 4 millions de dollars en nouveau financement seront accordés pour l’ajout de 72 nouveaux lits dans l’unité de soins de longue durée de l’ancien hôpital Stanton. L’augmentation proposée des dépenses de 2,2 millions de dollars permettra l’utilisation de nouveaux bâtiments, y compris le nouvel hôpital Stanton, la nouvelle usine de transformation du poisson à Hay River, les installations de chauffage à la biomasse dans les écoles de Hay River et d’Aklavik ainsi qu’un laboratoire et un entrepôt à Fort Simpson. L’investissement dans la route reliant Inuvik à Tuktoyaktuk route a fait augmenter l’utilisation de la route de Dempster et des kilomètres 0 à 272 de la route 8, et le budget 2020 propose d’ajouter 659 000 $ pour l’entretien de ces routes qui permettent aux aventuriers d’explorer notre spectaculaire coin de pays nordique. Le budget prévoit la création d’un système de gestion et d’analyse des données sur le pergélisol pour ces deux routes, avec un financement de 390 000 $ accordé par Transports Canada dans le cadre du Programme de l’initiative d’adaptation des transports dans le Nord.

Un financement de 250 000 $ est proposé pour le traversier Lafferty sur la rivière Liard et le traversier Ndulee sur le fleuve Mackenzie. Une contribution du Fonds du leadership pour une économie à faibles émissions de carbone du gouvernement fédéral, qui vise à lutter contre les changements climatiques, nous permettra d’affecter 2,4 millions de dollars au budget des infrastructures, dont 300 000 $ serviront à augmenter le financement de l’Arctic Energy Alliance et de ses programmes, portant le financement total à 5,8 millions de dollars. Le reste ira à des projets déjà approuvés qui seront mis en branle cette année.

Étant donné les investissements des assemblées précédentes, nous recommandons d’allouer 4,5 millions de dollars au ministère des Finances pour les charges d’intérêts liées principalement aux emprunts à court terme, qui ont accru notre capacité à tirer parti du programme de partage des coûts des immobilisations du gouvernement fédéral et d’obtenir ainsi du financement avantageux pour investir dans nos infrastructures.

Le ministère des Finances, de concert avec plusieurs autres ministères, améliore l’accès des Ténois et des entreprises aux services du gouvernement en offrant un portail en ligne plus efficace et polyvalent. Le budget 2020 propose de débloquer 337 000 $ pour terminer la mise en place d’un portail en ligne unique sécurisé pour les services existants des divers ministères et ajouter 40 permis et licences à la plateforme.

Depuis longtemps, les Ténois se font une fierté d’être les intendants du territoire. Nous sommes tous responsables de la préservation d’un environnement sain pour les générations actuelles et futures. Le budget 2020 prévoit des fonds supplémentaires de 8 millions de dollars pour le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles, sur un budget total proposé de près de 100 millions de dollars. Dans la poursuite de nos efforts soutenus pour créer des aires protégées, le budget prévoit 175 000 $ en financement supplémentaire pour surveiller plus de sites potentiels. Il propose aussi 2 millions de dollars supplémentaires pour soutenir notre parc d’avions-citernes afin que nous soyons mieux préparés en cas d’incendies de forêt. Dans le cadre de l’évaluation environnementale de la route reliant Inuvik à Tuktoyaktuk, le budget propose d’affecter 45 000 $ pour honorer notre engagement à soutenir le programme de surveillance de la faune, qui approfondira notre compréhension des répercussions des routes sur la faune, notamment pour informer les projets futurs.

Le budget 2020 alloue 1,4 million de dollars au ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles pour la conservation et le rétablissement des hardes de caribou de la toundra de Bathurst et de Bluenose-est.

Le budget 2020 prévoit 960 000 $ pour la planification d’aires de répartition du caribou boréal en vertu de l’accord de conservation avec le gouvernement fédéral, dont 897 000 $ iront au ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles et 63 000 $ au ministère de l’Administration des terres. Il recommande aussi d’accorder 3,5 millions de dollars pour le financement des activités prévues dans le cadre de trois ententes liées au Défi du Fonds de la nature du Canada avec le fédéral, essentiellement pour permettre au GTNO et aux gouvernements autochtones d’établir, de gérer et de surveiller de manière concertée les nouvelles aires protégées Thaidene Nëné et Ts’udé Niliné Tuyeta et le site Dınàgà Wek’èhodì, qui pourrait devenir une aire protégée. Ces ententes de quatre ans, assorties d’un financement total de 11 millions de dollars du gouvernement fédéral, soutiendront également l’économie de conservation et la création d’emploi dans les petites collectivités.

Le budget 2020 alloue 23 millions dollars au ministère de l’Administration des terres pour les activités continues de gestion, d’administration et de planification de l’utilisation durable des terres publiques, de manière équitable et transparente, dans l’intérêt des générations actuelles et futures.

Le ministère de la Justice exécute le programme de gestion intégrée des cas, qui vise à favoriser la collaboration entre le personnel des ministères de la Santé et des Services sociaux et de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, de l’Administration des services de santé et des services sociaux des Territoires du Nord-Ouest, de l’hôpital Stanton et de la Société d’habitation des TNO. C’est là un exemple d’utilisation novatrice des ressources existantes pour mettre en commun les savoirs et mieux servir la population.

La plupart des personnes acceptées dans le programme ont vécu une crise qui a changé leur vie, et 70 % d’entre elles sont aux prises avec des problèmes de santé mentale. Les besoins en logement sont un aspect fondamental du programme, et c’est la raison pour laquelle beaucoup des personnes y ont recours. Plus de la moitié des participants sont en situation d’itinérance ou d’hébergement précaire. Les « Pathfinders » (éclaireurs) sont l’épine dorsale du programme. Ils travaillent avec les clients, les aident à s’y retrouver dans le système et assistent même à leurs rencontres avec les prestataires de services gouvernementaux. Le programme procure aux participants des bénéfices tangibles, comme un logement sûr, et intangibles, comme la confiance en soi et l’autonomie qu’ils gagnent lorsqu’ils comprennent comment obtenir efficacement le soutien dont ils ont besoin. Le programme sert aussi à recenser les obstacles rencontrés par les participants afin que les ministères puissent collaborer pour les éliminer au profit de tous les utilisateurs de services. Le budget 2020 prévoit 827 000 $ en financement récurrent pour rendre le programme permanent. Les ministères participants travailleront ensemble pour mettre pleinement à profit l’expérience et les connaissances acquises en ce qui a trait à l’accès aux programmes gouvernementaux.

Le budget 2020 prévoit aussi 240 000 $ pour le programme de services aux victimes, qui alloue directement les fonds à des organisations communautaires qui offrent du soutien aux victimes.

Offrir un système d’éducation solide à toutes les étapes du développement des enfants est une des pierres d’assise d’un avenir meilleur pour les Territoires du Nord-Ouest. Le budget 2020 propose des dépenses de 340 millions de dollars pour le deuxième plus gros ministère, soit celui de l’Éducation, de la Culture et de la Formation. Il poursuit également la mise sur pied de l’équipe territoriale de soutien spécialisé pour les écoles, avec l’ajout de 319 000 $ en nouveau financement pour des spécialistes en santé mentale et en orthophonie, ce qui porte à cinq le nombre de spécialistes dans l’équipe. Nous prévoyons aussi continuer d’améliorer les programmes d’études, affectant 129 000 $ de nouveaux fonds au soutien du développement de ressources sur les questions nordiques et à la création d’outils d’évaluation pour la reconnaissance des titres de compétences des étudiants qui souhaitent poursuivre des études postsecondaires à l’extérieur du territoire, ainsi qu’à la formation des enseignants. En outre, le budget 2020 propose une augmentation de 269 000 $ du financement continu des administrations scolaires pour le transport des élèves, afin qu’il corresponde aux dépenses réelles.

Apprentissage à distance du Nord est un autre programme enrichissant et novateur. Nous proposons un financement de 604 000 $ pour l’offrir dans cinq écoles supplémentaires et permettre à plus d’élèves d’y avoir accès, et pour l’améliorer et acquérir l’équipement nécessaire. Ce programme met à profit les technologies pour améliorer les occasions d’apprentissage des élèves de toutes les collectivités, en fournissant du matériel de vidéoconférence et des outils en ligne aux écoles secondaires des centres régionaux. Il aide ainsi les élèves du secondaire à réussir sans avoir à quitter leur collectivité d’origine.

Le budget prévoit 129 000 $ pour la création d’un poste de coordonnateur des dossiers chargé du traitement des demandes d’information liées à l’entente de règlement relative aux pensionnats. Le titulaire du poste aidera les anciens élèves des externats à obtenir l’indemnité à laquelle ils ont droit en vertu de la convention de règlement conclue avec le gouvernement fédéral en mars 2019.

Le GTNO est déterminé à créer une économie nordique prospère et durable, et se propose de doter le ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement d’un budget de 60 millions de dollars à cette fin. Le budget 2020 propose des dépenses supplémentaires de 758 000 $, et 250 000 $ pour favoriser la croissance économique en soutenant la mise en oeuvre d’ententes socioéconomiques qui faciliteront les développements miniers dans les régions du Dehcho et des Tłı̨chǫ. Afin de promouvoir la diversité économique et d’entretenir la croissance du secteur du tourisme, 176 000 $ serviront à soutenir l’augmentation des activités dans la région de Beaufort-Delta due à la route reliant Inuvik à Tuktoyaktuk, et 92 000 $ à sécuriser la route Ingraham Trail pour l’observation d’aurores boréales dans les parcs du Slave Nord.

La gouvernance et la prise de décisions concernant les collectivités du Nord incombent souvent à plus d’un ministère, et cela vaut également pour les négociations liées à l’exploitation pétrolière et gazière extracôtière. Le budget 2020 prévoit 825 000 $ pour soutenir la gestion des ressources dans le cadre de la vision panterritoriale pour le développement durable, dont 705 000 $ seront affectés au ministère de l’Exécutif et des Affaires autochtones et 60 000 $ aux ministères de l’Environnement et des Ressources naturelles et de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement.

Le budget de fonctionnement total proposé de la Société d’habitation des Territoires du Nord-Ouest (SHTNO) en 2020-2021 est de 109,2 millions de dollars. Il servira à soutenir l’exécution de son mandat, et des dépenses supplémentaires de 4,2 millions de dollars serviront à promouvoir les partenariats en matière de logement, l’accès à la propriété et le maintien du Programme de logement social.

Tout au long de la 19e législature, la SHTNO continuera de travailler avec les 33 collectivités pour élaborer des plans de logements communautaires qui comprennent des stratégies et des solutions locales et communautaires pour adapter les logements existants et en construire de nouveaux dans chacune d’entre elles.

Qui plus est, la SHTNO travaillera avec les occupants actuels de logements sociaux qui pourraient obtenir les ressources nécessaires pour devenir propriétaires par l’intermédiaire du Programme d’accès à la propriété et de la vente de logements sociaux. Nous nous attaquerons également à l’enjeu de l’abordabilité des logements grâce à l’Allocation canadienne pour le logement, un nouveau programme national de prestations de logement transférables.

Nous reconnaissons le besoin d’accroître l’offre de logements abordables sur le territoire, et c’est pourquoi nous envisageons de recourir à des programmes de partenariats en matière de logements, comme l’Initiative de soutien au logement communautaire, qui aideront les administrations locales, les gouvernements autochtones et les partenaires communautaires à développer des approches nouvelles. Le Fonds national de co-investissement, avec ses 60 millions de dollars destinés à des projets de logements dans les TNO, générera aussi de nouvelles occasions.

Comme nous reconnaissons aussi les besoins criants des personnes à risque ou en situation d’itinérance, nous élaborons actuellement le plan stratégique du GTNO en matière d’itinérance, qui garantira la cohérence, la constance et l’efficacité de nos investissements et de nos actions visant à combattre l’itinérance.

Prochaines étapes

Maintenant que les bases des activités du gouvernement sont établies, j’aimerais dire quelques mots sur les prochaines étapes.

Notre prochaine tâche est d’examiner et d’analyser comment nous utiliserons notre budget de 1,9 milliard de dollars pour non seulement assurer une bonne gouvernance au quotidien, mais également réaliser des initiatives qui font avancer les priorités de la 19e Assemblée législative. Pour ce faire, nous adopterons une approche globale qui évite de mettre les besoins en concurrence les uns avec les autres. Nous devons trouver des moyens de faire avancer toutes nos priorités, tout en reconnaissant que les différentes régions, collectivités et populations locales ont des besoins distincts. Reconnaître et équilibrer les nombreux besoins d’une société diverse est l’un des rôles du gouvernement. C’est un défi, mais aussi une occasion de forger un consensus au sein du gouvernement en travaillant avec tous les députés.

Nous travaillerons également à uniformiser notre approche d’évaluation des programmes et des services. Tous les ministères participeront à l’élaboration et à la surveillance d’indicateurs de rendement permettant de garantir un retour sur investissement optimal.

Nous nous attendons à ce qu’une approche plus systématique nous aide à tirer une plus grande valeur de nos dépenses et à améliorer l’évaluation des niveaux de service.

Dernier point, mais non le moindre : nous changerons la façon dont le gouvernement fait des affaires.

Il est impossible d’éliminer tous les risques. Notre gouvernement reconnaît que toutes sortes de risques et de défis l’attendent. Nous prenons acte du fait que notre économie a ralenti, que nos ressources financières sont limitées et que la plupart de nos infrastructures physiques et technologiques accusent un retard par rapport au reste du Canada. La conjoncture nationale et internationale est en constante évolution. Toutefois, malgré les risques et les défis que nous devrons affronter, nous croyons que changer notre approche de la prestation des services gouvernementaux nous aidera à être mieux préparés, peu importe ce que l’avenir nous réserve.

Nous n’aurons pas peur de prendre des risques, car le risque vient souvent de pair avec les occasions. Nous ne serons pas paralysés par la peur que nos décisions, nos propositions, nos solutions ou nos nouveaux programmes ne produisent pas les résultats escomptés. Nous aurons le courage de prendre des risques calculés, tout en évaluant à chaque étape les résultats de nos efforts. Nous demeurerons réceptifs et proactifs à l’égard des résidents. Pour y parvenir, il se pourrait que nous devions opérer un changement de culture afin de mieux mettre à profit l’ingéniosité de notre fonction publique et de nos collectivités.

Nous instaurerons une culture de créativité et d’innovation au sein de notre administration, de la fonction publique et, nous l’espérons, de l’ensemble des Territoires du Nord-Ouest. Cet objectif ne nécessite aucun nouvel investissement de millions de dollars, mais requiert des relations basées sur la confiance, la communication et le respect. Heureusement, nous commençons en position de force, étant donné l’excellent travail accompli jour après jour par notre fonction publique. C’est nous, membres du Conseil exécutif et de la 19e Assemblée législative, qui devront donner le ton de ce changement de culture en faisant preuve d’intégrité et de courage pour régler les problèmes de manière créative et collaborative.

Mon engagement envers cette assemblée est un engagement envers la population à établir des relations et à comprendre la réalité de chacun. J’ai appris que le processus budgétaire s’étend sur toute l’année, et la transition vers des plans d’activités sur quatre ans rendra essentielle la prise en compte des différents points de vue tout au long de notre mandat.

Bien que le budget 2020 s’inscrive principalement sous le signe de la stabilité, cette dernière ne correspond pas au message que veut lancer la 19e Assemblée législative. Notre message est plutôt exprimé par nos priorités, et nous poserons des gestes concrets dans le cadre d’une approche collaborative pour réaliser notre mandat. Les députés de cette assemblée s’écoutent entre eux et écoutent les résidents de leur circonscription, et nous solliciterons les commentaires des parties prenantes. Nous pouvons avoir des désaccords, mais c’est ce dialogue qui fait la force de notre gouvernement de consensus.

Par la collaboration, nous réglerons les problèmes de manière plus créative, et obtiendrons ainsi des résultats plus rapides et concrets. Le fait d’établir des indicateurs de rendement nous aide à évaluer le fruit de nos efforts pour nous assurer d’utiliser efficacement nos ressources. Cette façon de faire et de gouverner montrera au monde entier que les Territoires du Nord-Ouest sont une destination de choix où faire sa vie, en raison de son avenir économique radieux, de ses riches possibilités d’éducation pour nos enfants, de ses soins de santé de qualité, de son approche respectueuse envers la terre, les cours d’eau et la faune, et de ses relations collaboratives avec les gouvernements autochtones, basées sur notre engagement en faveur de la réconciliation.

Monsieur le Président, je vous remercie.